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1月20日 La liberté1月10日 L'année de la réussite !
Imaginons une grille par semaine à remplir tel un challenge de « sudoku » ( REGLE ) pour qu’au bout des 52 qui jalonneront 2007 ce soit pour vous une année pleine et riche sur tous les plans. Vive l'an neuf !
1月4日 Bonne année !Bonne année à vous toutes et tous !
En ce début de nouvel an, entre la lecture de «L’attentat » de Yasmina Khadra et de « L’insoutenable légèreté de l’être » de Milan Kundera, je prends le temps de souffler. Je relis deux romans si différents et si proches à la fois. Chacun d’eux à sa façon nous confronte (et nous entraîne) à une profonde réflexion sur la condition humaine … sur le sens aussi de l’amour et de la mort . Je lève la tête, mon visage se reflète dans un miroir : me viennent alors à l’esprit des questions existentielles … Quel est donc cet autre semblable à moi ? Exister se lirait-il vraiment dans le regard de l’autre ? Le regard est-il un chemin vers l'essentiel ?
« Je pense donc je suis », me dis-je … Et pourquoi pas…je lis donc je suis…je crée donc je suis…etc.. Et c’est ainsi que l’envie m’a pris de vous mettre l’eau à la bouche et de fêter 2007 en grappillant avec légèreté dans le second roman ces débuts de phrases pour composer un acrostiche : « Bien avant qu’elle n’eût découvert sa correspondance »…p.26 « On était toutes complètement nues et on devait marcher au pas autour du bassin »…p.28 « Ne pouvait-il en finir avec ses amitiés érotiques »…p.32 « Nul ne savait mieux que lui que ses aventures ne faisaient courir aucun risque »….p.32 « Elle lui tendit un long bas blanc résille à la dernière mode »…p.34
« Ayant constaté qu’elle avait tout perdu, elle chercha un coupable »…p.58 « Notre vie quotidienne est bombardée de hasards »…p.68 « Non, ce n’était pas de la superstition, c’était le sens de la beauté »…p 102 « Ecoute l’histoire d’un poète du début du siècle »…p 108 « Elle leva son verre et le vida d’un trait »…p 109 Amicalement. Ange 1月3日 Expédition nocturne à Noël !
Expédition nocturne à Noël !
Le parachutage était prévu aux alentours de minuit. J’allais vivre cette expérience pour la première fois.
A l’étroit maintenant dans notre cocon, nous vivions cette attente avec effervescence. Nous nous agglutinions les uns aux autres, petits et grands , sans distinction de structure , dans un bain de vapeur d’eau en métamorphose sous l’effet d’un froid intense. Aucune idée précise sur notre destination. Au-dessous de nous, une myriade de petits diamants brillaient comme scintillent les étoiles dans le ciel. Nous devions être les plus lourds de la cargaison car nous fument largués sans ménagement hors de notre base aérienne. Cristaux solidaires nous formions un gros flocon livré à lui-même dans cette expédition nocturne sans plan de route mais avec l’objectif de tenir bon quoi qu’il arrive. Une multitude d’autres flocons ballotés par un vent glacial accompagnent notre descente. L’obscurité s’anime étrangement ! Des sons répétés nous parviennent d’un territoire inconnu paradant plus bas dans un halo de lumière. Et nous , nous ne savons toujours pas où nous allons nous poser ! A l’approche d’une bâtisse s’érigeant sur un sol aussi blanc que nous le sommes, nous dansons, décrivant de larges spirales orchestrées par des courants d’air. Grand est le danger de s’écraser malencontreusement! Nous tentons donc de nous accrocher à des croisillons repérés de loin. Ils semblent protéger les ouvertures qui trouent le haut d’un mur. Celles-ci sont encadrées sur toute la longueur du pan par deux bordures de tuiles en feston. Au-dessus se détache une proéminence coiffée d’un casque en ferronnerie torsadée. Il paraît que c’est un clocher illuminé pour fêter la naissance d'un enfant nommé Jésus. Catastrophe ! Notre flocon n’adhère plus sur le rebord où nous nous tenons en équilibre. Il a fondu en partie. Aussi, en cristaux déterminés à poursuivre notre mission, nous en reconstituons un, hélas réduit de moitié. Inconscients des risques encourus, nous le laissons nous transporter sur les branches couvertes d’aiguilles d’un arbre de couleur intense , entre l’émeraude et le vert bouteille. D’autres flocons y sont accrochés en guirlande. Notre arrivée aussi inattendue que tardive met un point final à cette éphémère décoration alors que tinte un dernier coup de cloche ! Nous les entraînons dans notre chute et, un à un, nous nous écrasons sur un manteau ouateux où nous disparaissons, tous cristaux confondus.
© Ange PEREZ . décembre 2006 Série Contes de Noël.
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