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12月27日 Pour 200812月21日 L'attaque !12月15日 Merci Kechiche
J’ai vu « La graine et le mulet ». En rentrant chez moi, la lune m’accompagnait. Elle avait pris la forme d’une corne de gazelle. Ma nuit fut peuplée de souvenirs.
12月12日 Y croire ou pas ?
Y croire ou pas ?
imaginé par ©Ange Pérez
J’ai fait un rêve étrange…
Quand je croisais sur le trottoir un groupe de trois à quatre personnes bavardant entre elles, je saisissais au passage d’étonnantes bribes de conversation comme « prendre son pied … chaussure à son pied »… de plus en plus bruyantes et se répétant en boucle !
Je fus à moitié réveillé par le brouhaha qu’elles produisaient dans ma tête. Une mouche se posa alors sur mon nez. J’allais machinalement la chasser quand j’entendis distinctement des mots semblant provenir d’un émetteur proche :
« Sois à minuit sous la verrière du Jardin d’hiver », la mouche disparut et je replongeai dans mon rêve…
Les cordes de la harpe qui surmontait un kiosque à musique aux abords du Jardin d’hiver annoncèrent harmonieusement les douze coups de minuit.
Au dernier son le bâtiment récemment construit par la Municipalité pour abriter des plantes ornementales et certains insectes sensibles au froid s’illumina !
« Sois le bienvenu au Centre d’émotions lumineuses » me dit un papillon aux ailes de cristal se posant sur mon épaule gauche.
Il s’envola gracieusement dès que j’atteignis le milieu de la pièce.
De la voûte se manifesta alors une voix cristalline :
« Une rumeur se propage dans notre village : des bruits nous parviennent de salles d’eau à la tombée de la nuit. Nous comptons sur ta perspicacité pour en savoir plus. Sois notre agent secret et choisis ta panoplie ! »
J’étais comme hypnotisé mais j’arrivais à déchiffrer des noms sur des colonnes tournoyantes …« James Bond … Dupont et Dupont…Sigmund Freud...Sherlock Holmes...Bill Baroud...un fluide glacial me parcourut des pieds à la tête...j'allais virer de l'oeil...inconsciemment mon index retint Freud.
Un déclic se fit entendre et un texte en lettres d’argent me fut présenté sur un plateau éclairé.
Mission : « Gérer les fantasmes engendrés par les soubresauts d’une baignoire sabot qui depuis peu s’active dans l’ombre d’une salle d’eau au service de puissances inconnues ! »
Un carillon égrena quelques notes musicales et la verrière s’éteignit complètement.
La nuit recouvrait de son sombre manteau le village apparemment endormi. J’y évoluais, fantasmagorique silhouette vadrouillant au ralenti à l’écoute du moindre bruit suspect.
Ils m’arrivèrent enfin aux oreilles. Saccadés par moments… coupés de râles parfois…je me demande même si je ne distinguais pas des cris étouffés…
Je me retournais plusieurs fois dans mon lit ne sachant quelle position garder…je restai un bref instant sans bouger et ce fut l’insight : les pulsions, m’écriai-je !… et le mot à mot d’une phrase célèbre du Docteur me vint à l’esprit :
« Les pulsions sont des êtres mythiques, formidables dans leur imprécision. »
Les Pulsions…des êtres mythiques… ???
Seraient-elles les puissances au service desquelles s’activerait la baignoire sabot, me dis-je, toujours dans les bras de Morphée ?
« Elémentaire, mon cher Sigmund »…m’entendis-je déclamer dans mon rêve !
J’en conclus que ces bruits étaient tout simplement dus aux ébats amoureux de couples dans leur salle d’eau. Mais pourquoi donc la nuit et les soubresauts de leur baignoire sabot ? Me référant alors à mes connaissances limitées et lointaines de la Mythologie, je pensai aux métamorphoses, à la transformation de l’être aimé ou convoité en un animal ou en un objet dont l’existence disparaissait aux yeux de l’amante ou de l’amant quand l’obscurité était rompue !
Je supposais donc que la baignoire sabot apparaissait dans sa forme humaine et sa nudité. Elle s’adonnait aux jeux de l’amour, insatiable, d’autant plus goulûment qu’elle ne disposait que de quelques heures !
Sous le couvert de l’ombre, Eros régnait en maître !
Limiter à ne jouir que dans l’obscurité de la nuit me semblait injuste et systématique !
La solution au problème , pensais-je, ne serait-ce de déplacer les baignoires au su et au vu de tous, jour et nuit ?
Le Centre d’émotions lumineuses rapidement informé de mes conclusions prit en main la logistique faisant illico transporter sur la place centrale toutes les baignoires sabot du village. De mémoire d’agent secret, nul n’avait à ce jour assisté à une telle débauche d’énergie : en un rien de temps une impressionnante pyramide de fonte émaillée fut érigée en l'honneur de l'objet culte !
Au matin, comme par enchantement, tous les sabots s’étaient transformés!
De loin, on en distinguait de deux sortes, des petits et des plus grands.
Ces derniers avaient une forme de croissant de lune, une longue extrémité dressée comme un dard à la manière des traditionnels « sabots de Bethmale » .
Quant aux petits, ils ressemblaient plutôt à des fleurs connues sous le nom de « sabot de Vénus », une magnifique orchidée !
Il y en avait de toutes les couleurs recouvrant la place centrale comme d’un tapis des mille et une nuits un marché oriental !
Une fois entre leurs mains quelle ne fut la surprise des habitants constatant qu’une simple pression de leurs doigts donnait vie à ces sabots originaux ! Ils se mettaient à vibrer, certains à tournoyer, d’autres à ...soubresauter !
Cela faisait vraiment plaisir à voir tous ces adultes s’en amuser comme des enfants avec leurs jouets !
Les réjouissances des fêtes de fin d’année se préparaient déjà dans les familles. Il fut donc décidé à l’unanimité et à bras levés qu’au moins un de ces sabots serait déposé comme cadeau au pied des sapins de Noël.
Ainsi naquirent les « jouets de Vénus » dont tout un chacun dans ce village devint un passionné promoteur !
Au réveil, après avoir dormi comme un sabot, je n’avais pas l’esprit très clair!
J’ai même laissé échapper un lapsus qui a étonné ma femme : alors que je cherchais la bouilloire pour me faire un thé...vous me croirez si vous voulez ...je lui ai demandé « sais-tu où est passée la baignoire ? »
Notes de l’auteur à propos de son rêve :
Toute ressemblance avec des personnes ou des objets existants ne serait que pur...fantasme.
Par précautions...si des « jouets de Vénus » vous étaient présentés sous le manteau…méfiez-vous des contrefaçons.
© Ange PEREZ . décembre 2007
Série Contes de Noël.
12月10日 La baignoire-sabot (suite et fin)La baignoire-sabot ( suite et fin )
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par
© Jean-François Ricou
Après force réflexions, la baignoire-sabot comprit qu'elle était soumise aux pressions des Puissances de X, la planète inconnue.
C'était une des planètes de la confédération de « La Grisaille » qui luttait éternellement contre les semeurs d'Arcs-en-ciel. Or, les sympathies de la baignoire-sabot allait à ces derniers qui engendraient le bonheur, à l'opposé des semeurs de grisaille qui n'apportaient que le malheur.
Le papillon aux ailes de cristal faisait partie de son camp et elle ne lui voulait que du bien.
Les Puissances l'avait choisie pour qu'elle perpètre un sabotage, qu'elle détruise les ailes du papillon.
Notre baignoire eut tôt fait de prendre sa décision : il lui fallait disparaître pour échapper aux Puissances. Elle décida donc de changer ses sabots contre des nabots afin d'être méconnaissable.
Elle trouva pour se faire un nabot Léon, un Nabot Kov, un nabot rigène australien et eut l'idée d'aller chercher le quatrième au sommet de l'état, un nabot minable.
Hélas, ce dernier se montra vite inutilisable et nul en tout.
Il portait des talonnettes qui l'empêchaient de faire des claquettes et rendaient précaire l'équilibre de notre amie. De plus, il l'assourdissait perpétuellement de discours creux et prétentieux dans lesquels elle reconnaissait l'argumentation habituelle des semeurs de malheur.
C'était un nabot minable et suffisant. Mais il n'en était pas pour cela nécessaire, et la baignoire décida de très vite s'en débarrasser. Il y a parfois plus de bon sens chez les baignoires que chez les humains.
Entre deux discours du nabot minable, elle avait prêté l'oreille aux chuchotements du nabot rigène australien qui chantait la beauté des plages d'or et de la mer d'émeraude de son pays. Elle décida alors de quitter la baie du Mont et, profitant d'une marée descendante, après avoir balancé les nabots, à l'exception du nabot rigène, elle se laissa flotter à la surface de la mer, devenue simple baignoire, et bientôt disparue par sa propre bonde.
Cette façon de faire peut paraître incroyable à certaines ou certains, que la baignoire qui était contenant pût devenir en même temps son propre contenu.
Mais que m'importent les Béotiens ! Je leur répondrai que tout est possible.
La preuve, l'Australie a voté dernièrement pour une majorité de gauche, pour la première fois de son histoire et s'est empressée de ratifier le protocole de Kyoto. Alors !
12月7日 La baignoire-sabotAppeAl
entendu
Appel reçu
La "mouche à petit émetteur" n'a pas lésiné sur les moyens...L'appel à mission a été capté jusqu'en " Neuronie" !
Je viens de recevoir un billet de mon ami Jean-François .
La baignoire-sabot
« La baignoire-sabot, comme toutes celles de son espèce, était le résultat des amours d'une baignoire et d'un cheval.
Pourquoi non ? Il y a bien des poissons-chats et des oiseaux-mouches ! Et pourquoi même n'y aurait-il pas, sur ces pages de liberté poétique, des oiseaux-mouches-espions-bourrées d'électronique ?
Elle était très fière des quatre sabots qui la portaient et en tirait d'échevelés numéros de claquettes.
Si on l'examinait de plus près, on pouvait voir qu'elle contenait la baie du Mont St-Michel tout entière, et toutes les six heures elle s'emplissait ou se désemplissait avec la régularité d'une horloge. Elle adorait s'emplir de l'eau de la mer, de ses odeurs de varech, du bruit des vagues et du cri des mouettes, comme ceux que l'on trouve dans ces boîtes aux merveilles vendues dans toute la région.
Elle se lançait alors dans d'effrénés zapateados, dont le martèlement est à l'origine de la légende de la mer montant, dans la baie, à la vitesse d'un cheval au galop.
Tout en haut de la Merveille, l'Ange promenait son regard brillant de la malice des poseurs d'énigmes.
Certaines nuits sans lune, on pouvait entendre le " FLAP ! FLAP ! FLAP ! " de ses ailes alors qu'il rentrait d'une mystérieuse escapade. Mais souvent, la baignoire-sabot s'était demandé s'il ne s'agissait pas plutôt du papillon aux ailes de cristal que le meneur du jeu avait associé à son histoire et dont elle ne voyait pas comment il pouvait la concerner. D'ailleurs, était-ce du cristal de baccara ? De Daum ? Tout cela était trop vague. Et elle se demandait même parfois s'il n'y avait pas collusion entre l'Ange et le papillon.
Elle appartenait à une lignée qui remontait à la plus haute antiquité.
Une aïeule avait abrité les bains de lait d'ânesse de la reine Cléopâtre.
Plus récemment, une autre avait bien connu la belle Sophia et lui avait laissé en héritage cette chanson " En passant par la Loren avec mes sabots, avec mes sabots dondaine, ho ! ho ! ho ! ".
Enfin, une dernière avait vécu douloureusement l'assassinat de Marat par Charlotte Corday, ce qui inspirait régulièrement à notre amie ce jeu enfantin qui consiste à égrener des mots en reprenant la dernière syllabe de chacun : " Marat bout, bout d'ficelle, selle de cheval... ".
Immanquablement, à ce stade de la litanie, la baignoire-sabot s'arrêtait, éclatait en sanglots et appelait " Papa ! ".
Car la baignoire-sabot était une âme sensible. Elle n'avait pas connu son père et en gardait une profonde meurtrissure. Mais surtout, quoi que sabotée par la génétique, elle avait grande crainte d'être sabotée par les politiques.
Des puissances inconnues l'avaient contactée pour se servir d'elle et de ses sabots.
Mais quelles puissances ? Puissance deux du carré ? Puissance trois du cube ? Puissance dix, treize , elle-même l'ignorait.
Mais cela sera une autre histoire. »
© Jean-François Ricou
Ne manquez pas d'aller sur MURMURES . C'est un sculpteur de mots qui nous ouvre ses contes !
12月6日 Mission à prendre !Mission à prendre
ou battre le faire tant qu'il est chaud !
La « mouche à petit émetteur » est l’inspiratrice des poètes aux réflexions farfelues. C’est votre alliée intérieure : un atout dont vous avez besoin pour mener cette extraordinaire mission qui vous est confiée :
" Gérer les fantasmes engendrés par les soubresauts d'une baignoire sabot
qui depuis peu s'active dans l'ombre d'une salle d'eau
au service de grandes puissances inconnues ! "
12月5日 Le rituel rompu 3 (fin)
Faisant glisser lentement deux cintres sur la barre qui avait bien failli lui trancher la gorge un instant auparavant, l’adolescent réussit à stabiliser sa position dans la cachette.
Il écarte pour ce faire deux vêtements et comme il est grand, son menton repose maintenant sur une tringle métallique, plus froide encore depuis qu’il se retrouve emmitouflé malgré lui.
Ses yeux balaient l’espace de façon kaléidoscopique.
S’habituant à la pénombre qui l’enveloppe, il est surpris par l’apparition de la silhouette étalant sur le lit défait une blouse bleu céleste.
Un mélange odorant de fleur d’oranger mêlé à la fraîcheur d’un tissu récemment apprêté lui monte aux narines. Yeux fermés, il savoure voluptueusement ce moment de plaisir.
En les rouvrant, il est ébloui.
Un frisson de plongeur revenu à la surface de l’eau parcourt sa poitrine moite de sudation : la jeune femme livre son corps par transparence , courbes parfaitement dessinées comme celles d’un découpage de Matisse !
Elle s’accroupit devant les miroirs, soulève délicatement le couvercle de la boîte d’où surgit une fleur rouge et s’échappent les premières notes musicales d’un opéra connu.
La jeune femme se met à danser d’un pas alerte, improvisant un ballet.
La fleur de l’hibiscus en bout de bras, elle se déchaîne effectuant des entrechats de bohémienne dirigée par une flamme ensorcelée !
La lumière venant de l’extérieur s’éteint.
Elle s’arrête net, tournant le dos à la fente d’où elle se sait observée.
Devant les miroirs, elle se dévisage portant la fleur couleur de sang sur ses cheveux couleur d’ébène.
Elle se sourit .
Ses yeux de braise découvrent alors sa tunique blanche mouillée qui lui colle à la peau accentuant le galbe de ses seins. Elle les caresse délicatement ... ne se doutant pas qu’elle les offre à la vue de l’adolescent bouleversé !
«Carmen, Carmen, Don José est rentré, viens nous aider à porter ses bagages » crie par la fenêtre le jardinier affolé !
A ces mots, la jeune femme soulève sa tunique libérant sa nudité dont la peau ambrée contraste avec ses dessous blancs ajourés. Elle enfile la blouse azurée.
De sa tunique elle en fait une boule qu’elle tient d’une main et de l’autre pose amoureusement la fleur rouge sur le lit de son maître, disparaissant aussitôt de la chambre !
L’adolescent comme un diablotin sort de sa cachette, en un éclair passe la porte arrière de la maison, rebondit sur la murette et plonge sur son lit , haletant, jambes écartées.
Son coeur bat la chamade, des paroles de l’opéra "qu'il gardera longtemps en mémoire" lui martèlent la tête :
« L’amour est enfant de bohême/Il n’a jamais connu de loi/ Si tu ne m’aimes pas je t’aime/ Si je t’aime prends garde à toi ».
Merci à "Sourire" (http://tortue-cosmique.spaces.live.com/) et à "Du vent dans les branches" (http://aquarellime.spaces.live.com/) de leur participation à mon récit " le rituel rompu 2". Le monde imaginaire qu'elles nous ouvrent donne envie d'aller plus loin...
Et si nous imaginions une suite...
à "la mouche à petit émetteur" et/ou au "papillon aux ailes de cristal" ...
12月4日 Faire les comptes
Faire les comptes
Je fais une fin de mois, dit-elle Ce n’est pas la fin de toi, dit-il
Tu es mon toit du monde
Je le crierai sur tous les tons
Mon toit ouvrant
Je ne peux respirer sans toi
Nous sommes à tu et à toi, Ce qui est à toi est à moi et vice versa,
Je n’ai jamais connu cela avant toi Sous quelque avant-toit
Et j’ai toujours faim de toi Même sans toit
Comme un siamois affamé En manque de toit
Mais... je ne suis pas ta chatte, dit-elle, Bas les pattes, laisse-moi donc finir mon mois !
©Ange.2007
12月3日 Le rituel rompu 2 ( suite)
Il fut facile à l'adolescent de passer par-dessus la murette qui le séparait de la porte soustraite à la vue. Il l’ouvrit et la referma en un tour de main.
Quand son voisin lui fit visiter sa maison pour la première fois, l’endroit qui fascina le garçon ce fut la chambre à coucher.
Il s’y trouvait maintenant. Il ressentait la même curiosité devant les placards de rangement qui s’étalaient sur toute la largeur de l’alcôve. C’était un alignement de miroirs disposés de part et d’autre d’un claustra coulissant dont il caressa le bois lisse avec sensualité.
En face de cet ensemble, de chaque côté d’un lit imposant par sa longueur et l’épaisseur de son matelas, d’autres miroirs semblaient placés de manière à pouvoir renvoyer des images de toute la pièce, y compris de la fenêtre dont les volets à demi tirés laissaient passer un rayon de lumière aveuglante.
Il sourit en se voyant ainsi démultiplié par le jeu des glaces et pensa à la « Foire aux plaisirs » cette attraction organisée au centre de la ville, l’été dernier. Il s’y était tant amusé !
Le portail gémit.
Le jardinier emprunte l’allée et s’arrête devant la fenêtre coupant le rayon de soleil comme un interrupteur la lumière. Il chuchote quelques mots et tend un objet à la jeune femme qui vient d’arriver.
Surpris par leur présence si proche, le garçon pousse machinalement le claustra, s’engouffre dans des vêtements suspendus à des cintres et tire la cloison, s’isolant, le cœur battant.
Des pas légers résonnent dans la maison. La jeune femme entre dans la chambre.
Elle est vêtue d’une simple tunique blanche.
Elle se penche et dépose une petite boîte devant les placards à miroirs, sur le carrelage brun du sol, éclairé à nouveau par l’embrasure de la fenêtre.
L’adolescent n’ose plus bouger. Que va-t-il donc se passer ?
12月1日 L'astuce...
Pour boire un dernier verre ...
Cela a commencé par hasard. Il était tard et je me suis retrouvée dans un bar. Ils étaient deux accoudés au comptoir. L’un était rond comme une pastèque noire, L’autre n’aurait pas fait de mal à une mouche…le soir !
J’ai joué à la mouche du coche. Je me suis approchée d’eux… Trop près peut-être car j’ai pris une taloche. Il gesticulait tellement le gros si moche Qu'il a fait tomber les verres comme des mouches, L’autre a tenté de m’attraper…me prenait-il pour une cloche ?
Je me suis posée juste assez loin pour les écouter parler. Pas de champagne, disait l’homme pastèque, il n’y a que des trous ! L’autre buvait comme un trou mais n’avait plus le sou. Je sentais qu’il allait prendre la mouche. Il me plaisait, portait bien la mouche et me semblait fine mouche
Voulez-vous, lui dis-je, boire sans un rond ? Il m’a fixé avec des yeux furibonds, Pourquoi me regardait-il de la sorte ? J’aurais dû alors fuir en bateau-mouche. Mais quelle mouche m’a piquée ? J’ai fait la morte.
Il s’est approché de moi d’un bond, J’en tremblote encore et sans manquer d’air, Il m’a déposée délicatement au fond de son verre. Levant le bras, il a crié au serveur, vraiment en colère, « J’ai une mouche dans mon vin, remplissez-moi un autre canon ! »
Conseil :
Portez en grain de beauté Une mouche bien apprivoisée Pour boire un dernier canon Quand vous n’aurez plus le rond, Mais pour ne pas avoir d’ennui Faites donc un seul bar par nuit !
©Ange. 2007.
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