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12月31日

2009 !

 

         

   
 
 

A  Font  Romeu, face au télécabine  permettant d'accèder au départ  des pistes "Les Airelles",

un  manège  à étages de  1900  invite, petits et  grands, à chevaucher le monde du merveilleux .

 

En  photographiant ce  carrousel  pour  symboliser l' année qui redémarre, j'ai formulé un voeu :

 Puissions-nous ne plus tourner en rond et sortir de cette spirale destructrice qui boucle l'année.

 

 

Vive 2009... dans la paix , l'amour et l'amitié !  

 

 

 

 

©Ange Pérez

 

 

 

 

 

 
 
12月30日

Noël...

 
 
 
 
 
 ... la tête dans les nuages...
 
 
 
 

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Ciel de Noël à Font Romeu

 

 

 

12月17日

Haïku ...

 

 

 

 

 

 

... en partage...

 

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 Joyeuses fêtes de Noël et de fin 2008 à toutes et à tous, en compagnie de tous ceux qui vous sont chers. 

 

 

 

 

 

    Que  l'an nouveau si proche nous permette d'exprimer, 

   encore librement, sur nos blogs, tous nos éclats...

  de joie... de rires...et de voix...  

 

 

 

 

Ange 

 

 

 

12月11日

Petite histoire...

 
 
 
 
 

en ces jours de préparation de fêtes

 

ou

 

comment faire un tout avec un rien.

 

 

 

 

-         Qui êtes-vous ? 

 

-         TOUT 

 

-         TOUT,  c’est tout 

 

-         Vous savez tout ? Vous savez  donc qui je suis ?

 

-         Je ne vois pas 

 

-         Cherchez bien, vous ne voyez toujours pas?

 

-         Non… rien

 

-         Rien ?  Voilà ! C’est cela, merci

 

-         De rien

 

-         Non RIEN.  J’suis RIEN, sans particule

 

-         RIEN  comment ?

 

-         RIEN, c’est tout

 

-         Non, TOUT c’est moi… Mais au fait d’où venez-vous ? 

 

-         D’OUT 

 

-         D’où ? 

 

-         OUT…  prononcez  "aout"

 

-         Comme mois d’août ?

 

-         Oui, si vous voulez,  vous êtes donc aussi d’OUT ? 

 

-         Non, moi je suis de mars 

 

-         Martien ? Vous plaisantez, vous êtes terrien 

 

-         Pas du tout,  t’es RIEN  c’est vous, moi je suis TOUT 

 

-         C’est cela,  vous êtes terrien TOUT  et  moi terrien RIEN, enfin  pas grand-chose, quoi !

 

-          Tout à fait cela ! 

 

-         Vous avez fait quoi ? 

 

-         Mais rien du tout, en voilà assez de cette histoire de rien !

 

-         Ce n’est pas mon histoire, c’est la nôtre, c’est un tout !

 

-         Oui, un tout  qui  ressemble à rien, finalement ! 

 

-         Ce n’est pas possible 

 

-         Et pourquoi, s’il vous plaît ? 

 

-         Parce que un  tout, c’est plein et que rien, c’est vide

 

-         Et alors, que voulez dire ?

 

-         Holà, holà, ne faites pas comme si de rien n’était et soyez tout yeux tout oreilles ...

 

-         Bien, je  vous écoute …rien de plus, rien de moins  

 

-         Avec vous, c’est toujours du tout ou rien, prenons donc nos lecteurs à témoins. En ces jours  de fêtes, ils sauront vous dire ce que sont tout et rien. 

 

-         Vous avez dit tous terriens ? 

 

 

 

 

 

©Ange Pérez

 

 

Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente fin de semaine...

 

 

 

12月8日

Au choix...

 

 

 

 

 

                               ...Se taire ou faire savoir.

 

 

 

 

 

A l’heure où certaines  voix de droite  donnent le ton sur le comment faire pour aider les jeunes, afin qu’ils restent dans le droit chemin ( une affaire de « bon sens » certainement ) et  ne basculent pas dans la délinquance : Contrôle du comportement dès trois ans et détention dès 12 ans…

 

A l’heure où des défenseurs de la loi pénètrent dans des lieux réservés à l’éducation, pour y cueillir des enfants de classes primaires et les diriger vers un lieu de « rétention » , prison réservée aux « sans-papiers »…

 

A l’heure où les mêmes défenseurs, intimidant des élèves avec leurs chiens, entrent et fouillent en classe, de façon pour le moins troublante,  de jeunes collégiennes et collégiens, suspectés, sans raison, de trafic de drogue…

 

A l’heure où des jeunes adultes installés paisiblement dans un village et participant à son développement sont  accusés comme « terroristes » avant même qu’une enquête approfondie n’ait été menée à leur encontre…

 

A l’heure où les chaînes de la télévision publique dont nous sommes les consommateurs et les payeurs auront leurs directions désignées par un seul personnage, le Chef de l’Etat  (quel qu’il soit, d’ailleurs !)…

 

Nous sommes en droit de nous inquiéter.

 

Moi qui suis un homme de 70 ans passés, fils d’émigrés, dont les racines plongent au plus profond d’une terre andalouse qui dut subir les exactions d’un régime totalitaire. Moi qui naquis et vécus dans un pays colonisé, je savais  et comprenais ce que  pouvaient endurer des  populations soumises, pauvres et démunies face à ce qui fut appelé le  « protectorat » français.

 

Il est vrai que j’ai toujours été sensible à toute injustice vis à vis de qui que ce soit, pour en avoir peut-être souffert personnellement  dès mon  plus jeune âge. En effet, résonne encore en moi ces mots, formulés à mon égard, petit, à l’école : « quand tu sauras parler français correctement, tu auras le droit de t’exprimer » …Je me suis certes rattrapé depuis (au point d’être devenu même trop bavard !) et est-ce un hasard si j’ai voulu consacrer une partie de ma vie professionnelle à l’éducation, comme enseignant ? Mais combien de jeunes ainsi rabaissés auront été marqués à vie, rongés par un destructeur ressentiment ?

 

Quand des adultes, péremptoires et arrogants, en possession d’une parcelle de pouvoir se croient tout permis, le risque est grand de les voir déraper, à l’image de certains de nos gouvernants aujourd’hui dont on ne sait même pas ce qui les autorise à parler comme ils le font. S’il s’agit de la retransmission de directives venant d’en haut, cela se comprend. S’il s’agit de conclusions tirées  de leurs connaissances en éducation et en pédagogie ,  cela pose question : au mieux, ils sont incompétents, au pire , ils extirpent leurs idées de travaux  et de références pour le moins réactionnaires et surtout contestables ( Dire que Dolto aura été célébrée cette année !)

 

Ils seront de toutes manières, tôt ou tard, redevables de leur comportement envers la  jeunesse d’aujourd’hui. Ne nous étonnons pas  si un jour la vindicte de ces jeunes trop souvent stigmatisés ne se transforme en une violence incontrôlable que les apprentis sorciers du pouvoir en place auront alors du mal à contenir. L’effet boomerang existe, comme l’effet Pygmalion , mais il les faudrait un peu plus cultivés, ces démiurges, pour comprendre ! Quoique…ne confondraient-ils  tout simplement prévention et prédiction ?

 

Que faire donc face à ces « Créatricides » de l’éducation dont l'acharnement tue la créativité de nos jeunes comme l'usage d' insecticides détruit la nature ?

 

Faire comme si de  rien n’était ou faire savoir ce qui se fait et comment ?

 

A chacune et  à chacun,  en toute conscience,  de réfléchir et de choisir…

 

Pour conclure, voici quelques citations qui m'ont interpellé .

 

 

L’une du poète Jacques Prévert :

 

« Aujourd’hui, c’est du napalm que l’adulte met dans la tête des enfants et il est étonnant qu’il s’étonne quand l’enfant fabrique des cocktails Molotov même avant d’être adolescent »

 

L’autre du philosophe Jean-Paul Sartre :

 

« Un enfant, ce monstre que les adultes fabriquent avec leurs regrets »

 

Celle-ci de Françoise Dolto :

 

«Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences.»

 

 

Et ...une dernière d'un auteur que  je ne connais pas :

 

«  Lorsqu’on ne choisit pas, on ne peut aimer ni les choses ni les êtres.

Au mieux peut-on les voir avec indifférence »

 

 

 

 

©Ange Pérez

 



12月4日

Trop ...c'est trop

 

 

 

 

FAITES LE SAVOIR

Une première en Isère : des enfants raflés à l'école

 

 

 

Un ami m'a fait parvenir ce message

qui en dit long sur la manière dont nos gouvernants poursuivent ...

 

 

 

 

 

 

" Bonsoir,

 


Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble.

A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle  et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil,

chercher ses enfants pour "un rendez-vous en  préfecture", ont compris les enseignants.

 

A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.

 

Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir.

 

On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison).

 

Ils étaient paniqués.

 

On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin.

 

Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès :

 

la famille était en  route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.

 

Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants de la Cimade  comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause.

 

Ils ont été expulsés ce matin.

 

Leurs chaises d'école resteront vides.
 

C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.
   

Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école.
   

Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible.

 

Personne ne doit pouvoir dire

 

"on ne savait pas".

 

Merci,

 

Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38 "

 
 
 
Pour en savoir un peu plus
 
 
 
 
 

12月3日

En bref

 

 

 

Arrière-saison 

 

 

   

 

 

Le vent en colère

Fouette des troncs dénudés

Leurs bras s’inclinent

 

 

 

©Ange Pérez

 
 
 
 
12月1日

C'est quoi pour toi ?

 

 

 

C’est quoi pour toi….écrire ?

 

 

 

 

 

 

 

Pour moi, écrire, c’est ma caféine, celle qui me maintient le pied au plancher, entre folie cartésienne et raisonnement  créatif.

 

C’est la passion d’une recherche, loupe grossissante en main sur un  morceau de pain.

 

C’est triturer les mots comme les pierres d’une carrière pour en extirper le sens

 

C’est achopper aussi sur des maux, ces  fourmis de la colère qui rongent les semelles rouges du temps...

 

C’est parfois sérieusement m’interroger sur le devenir énigmatique d’une métamorphose universelle comme par exemple :

 

« Pourquoi les crapauds sont-ils moins aimés que les grenouilles ? »

 

 « côa, côa, côa  » … sérieusement ?