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6月29日 Sur d'autres chemins...…Dans quelques jours…
Nous ne reverrons pas le soleil se lever derrière les murailles … du fort de Caceres en Estrémadure, la communauté autonome du sud-ouest de la péninsule ibérique, à proximité du Portugal.
Nous n’irons pas jusqu’au Cap « Roche » dans le sud-ouest andalou, près de Cadiz, assister à un coucher de soleil… par un ciel exceptionnellement voilé.
Notre fils ne sera pas avec nous comme il le fut en ce même endroit, pour tenter d’intercepter le soleil couchant.
Nous ne reverrons pas, non plus au loin, depuis la terrasse de notre location de l’an passé à Conil, , « Playa de la Fontanilla », les derniers rayons de l’astre solaire teinter de touches dorées les nuages au-dessus de l’horizon .
Dans quelques jours, nous partirons à l’opposé.
Nous serons à Saragosse où se tient actuellement "l'Exposition internationale 2008". ( Pour plus d'infos...cliquez)
Nous traverserons la Catalogne en évitant Barcelone que nous nous réservons pour un long week-end en amoureux, hors vacances estivales et scolaires.
Nous prendrons le temps de découvrir, sur la côte méditerranéenne Valence et sa région, avant de remonter vers la Castille, en terrain d’aventure, par la route du Cid, « el Camino del Cid », de Téruel à Albaracin.
Nous rentrerons à Pessac, après une semaine à Tres Cantos où des amis nous laisseront les clés de leur maison. Nous serons alors à une demi-heure de Madrid en prenant la ligne C-10 de "Cercanías" qui nous mènera à "Atocha" , la gare principale du Centre de la Ville.
En voiture nous ferons aussi sa région …Les onze moulins à vent de Consuegra dominant la plaine de la Manche du Don Quichotte de Cervantes...Et à pieds, le « pas à pas » dans Tolède sur les traces du Greco, Dhominikos Théotokópoulos , cet illustre crétois qui y travailla jusqu’à sa mort.
Nous passerons donc un mois en Espagne, terre de mes racines, d’où j’aurai comme les étés précédents une pensée pour vous, mes amis !
J’espère bien revenir avec beaucoup de photos et des écrits à vous offrir. A bientôt !
©Ange
6月22日 La touche
La touche
« En avril ne te découvre pas d’un fil » dit le proverbe.
« En mai…fais les vide-greniers »
Serait-ce donc un nouveau dicton ?
Peu m’importe…je fais ce qui me plaît.
Pour une des rares fois que le soleil est au rendez-vous ce mois-ci, nous n’allons pas chicaner sur la véracité du proverbe.
Alors, avec ma femme, nous partons chiner.
Pour dégotter un objet de valeur lors d’un vide-grenier encore nous faudrait-il y aller tôt le matin.
Mais c’est un jour de repos…La grasse matinée et le marché bio du dimanche, cela nous a menés aux alentours de treize heures ! Bien trop tard pour dénicher la perle rare…quoique…
Nous passons en revue les stands, derrière lesquels, à ce moment là de la journée soit l’on mange, soit l’on commence une sieste !
Le soleil est maintenant au zénith.
Je suis attiré par la brillance des touches d’une petite machine à écrire dont le couvercle vient d’être soulevé par des mains de femme, aux doigts longs et blancs comme du marbre de Carrare. Elle porte sur la tête un large chapeau noir. Elle me fait penser à une peinture de Van Dongen. Connaissez-vous sa « Lady in a black hat » ?
Ma femme a également vu l’objet. Nos regards se croisent et nous nous approchons de la table sur laquelle repose une authentique « Underwood » portable des débuts de 1900, identifiable car elle n’a qu’une seule touche « majuscules », à gauche. En effet, c’est après 1920 que le clavier de ce superbe mécanisme fut doté d’une seconde touche « majuscules », à droite !
« Vous la vendez combien? » dis-je à la dame ?
« 50 euros…nous ne voulons rien ramener à la maison, ce soir » nous dit-elle, souriante.
« Alors, donnez-là moi ! » m’exclamai-je, en plaisantant.
Dès ce moment, ma femme et moi, mettons en place notre stratégie d’achat.
« Tu as combien sur toi ? », me demande-t-elle, à voix haute.
« Il me reste 10 euros » dis-je
« Moi, j’en ai 15 » reprit-elle, en parlant assez fort pour que cela soit entendu!
« Nous la prenons pour 25 euros » lançai-je, à la dame dont le mari, le compagnon, l’amant ou l’ami, que sais-je, vient d’arriver.
Un homme d’une cinquantaine d’années, cheveux longs et grisonnants tombant sur les épaules, avec une barbe de deux jours, lui donnant un côté bohème. Je l’imagine très bien devant l’armature noire de la « Underwood », une pipe à la bouche, des lunettes sur le nez, entrain de s’acharner sur les touches blanches !
« 40 euros et elle est à vous ! » me dit-il, ajoutant « je vous vois très bien écrivant un roman avec, vous faites écrivain…et elle vous siéra comme un gant ! »
Nous sommes en phase, pensai-je.
« C’est exact, j’aime écrire et je m’habille souvent en noir … mais nous n’avons que la moitié de la somme » répondis-je d’un air dépité.
Je dois vous avouer que j’adore marchander…Je suis né dans un pays où ne pas se livrer à cette pratique serait presque une offense !
Ma femme et moi sommes prêts à l’acheter. Nos yeux se sont déjà compris !
En effet, nous voulons cet objet car nous avons déjà une autre « Underwood » de bureau de la même époque. Nous lui avons récemment changé le ruban encreur. Du rouge et du noir, nous nous en sommes mis plein les doigts mais quel plaisir de sentir l’odeur caractéristique de l’encre…Pourquoi ai-je donc pensé à Hemingwuay à ce moment là ?
« Pour 25 euros , je préfère la ramener chez nous » reprend l’homme aux cheveux longs.
Tiens, le couple se contredit, pensais-je. La femme tenait un autre discours quand nous sommes arrivés devant elle, tout à l’heure. C’est un bon signe !
« Tant pis, nous nous en passerons » dis-je en souriant…faisant mine de m’éloigner …mon amoureuse restant à proximité de l’objet convoité….une façon de garder le contact !
« Attendez, monsieur, donnez-moi 30 euros, vraiment je la sacrifie »…me crie le vendeur
« C’est bien parce que c’est vous » renchérit l’élégante femme, me dévisageant avec insistance …au point de me troubler.
Son malicieux sourire aux lèvres, ma femme me fit signe de venir la prendre.
Ce soir, la petite « Underwood » portable dormira aux côtés de son aînée !
Des claviers à me faire fantasmer... pour pas cher !
6月13日 "Etr'ange" de couleur"Etr'ange" de couleur...
Une lumière aveuglante me surprend … Devant moi des gnomes me toisent du haut de leurs perches tressées…
Je les connais…je les avais déjà rencontrés en juillet dernier à la « foire aux paniers ».
C’était aux confins de la Dordogne, à Issigéac.
Les gnomes du Fayllouz comme les appelait l’artisan qui les vendaient.
J’en avais acheté un que j’avais offert à ma sœur pour qu’elle le plante dans son jardin : je le trouvais décoratif et mystérieux. Je l’imaginais bien, chez elle, dressé au milieu des fleurs !
C’est lui que je vois dans mon rêve…il culmine au sommet d’un arbuste chargé de roses blanches.
Un à un, les pétales se détachent et tombent en zigzagant comme des plumes
Le rosier se dénude lamentablement.
Le gnome a l’air dépité alors qu’à un pas de lui, sur un nuage de lierre vert, dansent des anges nus .
« Danger … danger » scande le gnome du haut de ce qui reste du rosier fleuri…
« Danger ... danger » reprennent en choeur les angelots malicieux comme en se moquant de lui .
Tous font un vacarme insoutenable.
Je me roule dans mes draps et me bouche les oreilles, la tête enfouie dans un polochon moelleux, bourré d’un doux duvet.
Rien n’y fait…
Pis… maintenant ce sont les gnomes de la « foire aux paniers » qui surgissent dans ma nuit et s’agitent à leur tour.
Le raffut est assourdissant !
Dans les temps anciens, ces gnomes étaient, paraît-il, dépositaires du chant du monde. Chacun d’eux était détenteur d’un mot pour le perpétuer. Ils le murmuraient et cela signifiait quelque chose.
Mais dans mon rêve que veulent-ils me dire ? Leur chant n'est qu'une cacophonie insupportable avec Un seul et même mot repris en discontinu par tous à la fois ?
« Danger…danger…danger… »
Soudain plus un bruit…un silence inquiétant comme celui qui précède une catastrophe .
Je m’élève dans les airs.
J’ai même l’impression de planer un instant et subitement c’est la chute.
je me retrouve au pied d’un arbre , au milieu de trois anges saisis par des pièges.
Des pièges en fil de cuivre comme ceux que j’avais vus quand j’étais enfant…je m'en souviens très bien… des hommes les utiliser pour attraper les moineaux...
Pris de panique, je lève les yeux au ciel : au-dessus de moi, un autre ange semble suspendu dans le vide. Le piège couleur d’or qui l’enserre est accroché à l’écorce de l’arbre.
Tiens, pensais-je, celui-ci a dû tenter de s'échapper.
Je constate alors avec étonnement que tous ces anges piégés sont noirs .
Des anges noirs !
Je me réveille en sursaut.
S’il est vrai que la chasse faite aux clandestins par le pouvoir en place me perturbe et hante souvent mes nuits, je n’avais jamais rêvé d’anges.
Quant à rêver d’anges noirs piégés, encore moins .
Que pouvait donc signifier cet inquiétant cauchemar ?
Et si je manquais d informations ?
Qui sait ? Un nouveau décret qui m'aurait échappé dans ce méli-mélo de pseudo réformes, truffées d'effets d'annonces, si chères à nos gouvernants ?
Un texte de défense du territoire stipulant que sur le ciel de France ne seraient dorénavant tolérés que les vols d’anges blancs ?
Inacceptable...même en rêve...pour le fils d'émigré que je suis .
Demain, s'il le fallait, je créerais une association pour la défense des anges de couleur !!! ©Ange
Excellente fin de semaine à tous...
et faites de beaux rêves !
( En ce qui me concerne , je vais prendre le temps de rendre visite à mes amis
sur leurs blogs que j'ai trop délaissés depuis quelque temps. A bientôt donc! )
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