Ange 的个人资料OUVRIR...照片日志列表更多 工具 帮助
8月26日

Interlude

 
 
  
 
 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

...en attendant de vous présenter nos photos de

l'exposition internationale de Zaragoza sur le thème

" eau et développement durable"

 

 

C'est après un gros orage , en rentrant de Saragosse,

que les cieux au-dessus de La Muela se  sont chargés

de lourds nuages menaçants.

Contre qui ou quoi avaient-ils

une dent ?

En ces lieux, nous avons visité

l'innovant " Centre d'Interprétation de

l'Energie Eolienne"...en coup de vent !!!

 

 

Pour info :

En Français " La Muela" peut se traduire soit par " la molaire" , soit par " la roue ( de moulin )"

Voilà donc un village dont le nom, pourrait-on dire , lui était prédestiné !

 

 

 

8月21日

Justo Gallego

 

 

 

Justo Gallego Martínez

 

 

 

« Aujourd’hui, visite surprise !» s’exclame ma femme.

 

Je sens dans son regard qu’elle est sûre de son coup….

 

« Où  allons-nous?  » demandai-je.   

 

« Tu le sauras sur place…» répond-elle, l’air mystérieux.

 

 

 

Elle prend le  volant. Cela fait un peu plus d’une demi-heure que nous roulons depuis Tres Cantos vers l’est de Madrid. Nous entrons à Mejorada del Campo et notre GPS nous précise que nous sommes arrivés à destination.

 

 

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

 

  Heureusement qu’elle ne m’avait pas bandé les yeux : éberlué,  la vitre de la portière baissée, 

 je  découvre  un  édifice  surprenant  … comme  une  cathédrale   multicolore en construction.

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

  « J’ai trouvé l’info dans le « Routard », c’est l’oeuvre d’un homme original: Justo Gallego…

un  peu  le  Facteur  Cheval  du coin »  me  dit-elle  en  souriant.  Nous sortons de la voiture. 

Il est deux heures de l’après-midi, le soleil frappe et me gêne même pour prendre certaines photos.

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Je m’attarde sur les marches peintes en jaune qui conduisent à cette incroyable architecture.

Leurs rebords arrondis laissent entrevoir leur structure par endroit : ce sont des boudins de longs  ressorts bourrés de ciment.

 Les  dernières  marches  donnent  sur  un  parvis devant des grilles bleutées derrière lesquelles s’élève un amoncellement de gravats.

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit 

                                                Ma femme fait le tour de l’enceinte et me crie  « On  peut entrer par là ! »

 

 Je la rejoins. Je n’en crois pas mes yeux…Je suis excité comme un môme, je ne sais plus où donner de la tête. C’est fantastique et gigantesque à la fois…Je voudrais  tout photographier.

 

A l’entrée un homme au visage fermé,  chapeau de paille sur la tête, semble garder un  coffret du même bleu que celui des grilles de l’entrée. En face de moi, assis autour d’une table des ouvriers, sans doute, mangent et discutent. Plus loin, dans ce qui pourrait être une nef, une voiture stationne à proximité d’un échafaudage érigé sous une coupole dont l’armature peinte aussi en bleu s’ouvre sur le ciel. Le même bleu recouvre tout ce qui est en ferraille, certainement de l’antirouille.  

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit 

 

A ce moment là, malgré l’envie de continuer à découvrir le chantier qui s’offre à ma vue, c’est un désir plus fort qui me pousse vers la table : je me présente et demande m’adressant au groupe si je peux le photographier. L’un des hommes, le plus âgé, acquiesce de la tête, il porte un bonnet rouge sur la tête. A ses pieds, il vient de poser une assiette creuse où nagent quelques poids chiches, certainement son repas. Un autre se lève et vide  une poche entière de cacahuètes  dans une corbeille en osier.

 

                                                          « Servez-vous, monsieur, et portez-en  à la dame » me dit-il

 

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

 

                                                                   C’est l’hospitalité espagnole…le courant passe.

 

                                                              Je m’enhardis et demande: « Qui dirige ces travaux ?»

 

                                              « C’est moi » dit l’homme au bonnet rouge, me dévisageant avec insistance.

 

                                      « Vous êtes Justo Gallego, n’est-ce pas ? » Quelle question, pensais-je, en moi-même.

 

                             Les yeux de cet homme en blouse bleue brillent d’un tel feu intérieur qu’il ne peut y avoir de doute.

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Son regard porte sa passion..

 

 

Emu, je ne sais comment lui dire ce que je ressens à cet instant et bêtement j’ajoute : " c’est inimaginable ce que vous entreprenez là !"

 

« Cela fait 45 ans que je construis mon rêve et j’ai 83 ans ! » dit-il, la voix cassée.

 

Nos regards se croisent à nouveau. Il est peu causant mais ses yeux me parlent.

 

Puis, il s’éloigne pour se remettre à l’ouvrage. Je le vois réapparaître traversant en quelques secondes les hauteurs de sa cathédrale comme un fantôme qui hanterait ces lieux, à moins que ce ne soient ces lieux qui finalement le hanteraient depuis tant années !

 

 

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

  Il semble être partout à la fois. Avec mon appareil photo,  je le surprends en arrêt et pensif au pied d'un squelette de coupole,  puis presque instantanément, à gauche, donnant des ordres, guidant de sa main la montée d’un sac de plâtre accroché à une corde à poulie, tirée depuis le bas .

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit 

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

Il y a un autre homme en blouse bleue qui reprend son activité

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

  Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

 

C’est Angel Lopes Sanchez, « l’artiste » comme vient de l’appeler Juan Antonio, un cousin de passage avec qui je vais très vite sympathiser.

 

Cela fait une quinzaine d'années qu'il travaille avec Justo. Angel se charge non seulement de la partie décorative de la cathédrale, vitraux et sculptures, mais aussi des structures en fer forgé, leur réalisation et leur entretien. Je vous assure qu’il a de quoi faire !

 

Il nous  montre ce qu’il a déjà  fait et ce qui est en cours, notamment ci-dessus ce fond baptismal au pied en forme de poisson. Il parachève ainsi, jour après jour,  l’œuvre du génial visionnaire Justo, en utilisant comme lui des moyens de fortune et des matériaux recyclés.

 

 

                                                          « Et  les fresques de qui sont-elles ? » lui demande ma femme

                                             «  Ce sont des élèves des Beaux-Arts qui les ont peintes » nous répond, Angel.

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

J’ai le champ libre et comme Justo m’a accordé la faveur de me déplacer du bas au sommet de son ensemble architectural , Angel demande à son cousin de m’accompagner et de m’ouvrir la  porte menant «  sur les toits » , habituellement interdite au public.

   

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

Je jubile ! Je grimpe sans casque sur la tête. Ma femme qui vient de me prendre en photo me conjure d’être prudent.

 

 

Indépendamment de toute conviction religieuse, pour la sécurité, je m’en remettrai au maître des lieux ! Ce sera donc « à la grâce de Dieu » selon la formule consacrée !

 

Du haut de mon perchoir, je vois le dessus du coffret bleu auprès duquel se tenait l’homme au visage fermé. Par une fente que je découvre de dessus, ma femme vient de glisser un billet. Le visage de l’homme se déride et sourit …Notre modeste don vient grossir le contenu de leur seule source de revenus.

 

« Longue vie à vous deux, Justo et Angel, merci à vous tous qui les accompagnez, embarqués dans ce projet désir au-dessus duquel aurait pu flotter un étendard portant l’inscription : « La vie est un songe » ( la vida es sueño) , de  Pedro Calderon dont les vers qui suivent donnent à réfléchir sur la condition humaine.

 

 

Qu’est-ce que la vie ? Un délire.

Qu’est donc la vie ? Une illusion,

Une ombre, une fiction ;

Le plus grand bien est peu de chose,

Car toute la vie n’est qu’un songe,

Et les songes rien que des songes .

 

 

 

       ©Ange Pérez

       

          .Eté 2008.

 

 

 

Deux albums présentent une grande partie de nos photos.

 

Cliquer ci-dessous pour ouvrir l'un ou l'autre d'entre eux.

 

 

  1-Extérieur

  2-Intérieur  

 

Merci

 

 

 

8月17日

Hospital Universitario de Madrid...

 
 
 La Paz 
 
 
Voilà un endroit que nous avons découvert au pied levé !
 
 
 Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit
 
 
Un dimanche à l'hôpital, c'est rarement le  pied mais y arriver en  urgence  en fin de journée,
c'est   faire tirer  une  gueule  de trois  pieds de long  à tout médecin de service ce jour là !
 
Cependant,  c'est  au  pied  de  guerre  qu'une  équipe médicale a pris en main  mon amoureuse
accidentée, souffrant le martyr , secouée  tout au long d'un  trajet la menant de Tres  Cantos
au nord  de Madrid, dans  un véhicule de  la " Cruz Roja", sans le moindre équipement adéquat
pour la soulager alors qu'elle avait le pied déformé comme celui d'un pied-bot.
 
Quelques heures  auparavant, nous avions les pieds dans l'eau au bord d'une piscine car il avait
fait très chaud, plus de 35° à l'ombre et que nous avions traîné nos pieds toute la matinée dans
le très populaire et cosmopolite quartier madrilène de " Lavapiés " ( Lave pieds )
 
Une heure du matin, je fais le pied de grue depuis longtemps à attendre que ma femme revienne
de la salle d'opération.  Elle en sort la jambe gauche plâtrée jusqu'en dessous de genou,  chairs
armées de  broches suite à une double fracture du  péroné et  du tibia au niveau de la  cheville.
 
 
 Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit
 
 
Ah !  je peux vous assurer que dorénavant l'expression " regarder où l'on met les pieds " a pris
un véritable sens pour nous ! Nos vacances se sont terminées pour ainsi dire d'un mauvais pied :
rapatriement  en avion pour elle, et retour en voiture, pied au plancher, pour moi !
 
Depuis, je  suis  à pied  d'oeuvre du  lever au  coucher du  soleil et  une bonne partie de la nuit.
Quant à  mon amoureuse, elle  se déplace à cloche-pied  à l'aide d'un déambulateur. Sera-t-elle
bientôt sur pied ? Si nous prenons au pied de la lettre ce que nous disent certains, ce n'est pas
demain la veille qu'elle marchera  bon pied, bon oeil. Elle qui se levait  rarement du pied gauche,
partant à son travail toujours d'un pied léger !
 
J'ai  beau  faire  des pieds et des mains pour lui faciliter ses efforts  à vouloir mettre un pied
devant  l'autre ,  elle  finit par se  fatiguer et  ne  plus  tenir  sur ses pieds s'écroulant dans un
fauteuil après quelques tentatives , mais elle ne perd pas pied pour autant. Avec la volonté qui la
caractérise, elle fait son pied de nez aux défaitistes, elle parle déjà de rééducation avant même
d'avoir subi le second examen de contrôle prévu en début de semaine prochaine.
 
Elle  garde  le sourire  ( comme son pouce d'ailleurs !) et m'encourage à reprendre  contact avec
vous, chers amis, car nous avons de nombreuses photos à vous offrir.
 
 
Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit 
 
 
 
"Sur d'autres chemins", ce dernier mois de juillet, nous nous sommes aussi liés d'amitié avec des
personnes passionnantes et créatives que je vous présenterai  bientôt!
 
En fin de compte, nous avons vécu un voyage au cours duquel
nous avons quand-même pris notre pied !
 
 
 
 
 En  pied de page , j'ajouterai  nos  remerciements  à nos amis  espagnols : Carmen,  Javier, Vitoria,
 les Fernando,  père et fils,  les Mariajose,  mère et fille.  Merci aussi à Lourdes et Tonio qui nous
 avaient prêté leur maison  et qui d'Alméria où ils étaient en vacances,  elle infirmière, lui médecin
nous  ont , en permanence,  par téléphone,   soutenus  et  prodigués des conseils, intervenant  même
 directement auprès de l'équipe médicale de l'hôpital assurant les urgences !
 
 
Enfin pour la petite histoire, nous avons quand-même fêté mon anniversaire le 30 juillet, il est vrai
plus  sagement  que  les années précédentes.  Pas question de sauter à pieds joints ou d'un  pied sur
l'autre, nous  ne  savions  plus  sur  quel pied danser de crainte  de ne pas  retomber sur  nos pieds.
Une fête " petit-pied" en quelque sorte !
 
 
Mais dites-moi, ne deviendrais-je fétichiste ou obsessionnel du pied ?
Allez , il vaudrait  mieux  encore cela que de partir les pieds devant !
 
 
 
 
 
Ange