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9月30日 La Muela......et son Musée du Vent.
Entre Saragosse et notre hôtel, en quittant l’autoroute A2 Barcelone-Madrid, attirés par les chants des éoliennes, nous avons découvert un étonnant endroit ,« la maison du Vent » ! Un parterre de roues dressées vers le ciel devant le Musée du vent.
« En ella, el Viento recibe a sus amigos y les cuenta su historia, les enseña sus recuerdos, les habla de sus posibilidades. Los visitantes pueden ver, oir, oler, sentir y acariciar el Viento.” écrit la mairesse de La Muela, Maria Victoria Pinilla Bielsa !
Traduction : “En elle, le Vent reçoit ses amis et leur raconte son histoire, leur montre ses souvenirs, leur parle de ses possibilités. Les visiteurs peuvent voir, sentir, ressentir et caresser le Vent. ».
Nous sommes au “Centro de Interpretación de la Energía Eólica, el Museo del Viento”
"Centre d’interprétation de l’Energie Eolienne, le musee du vent."
Il est situé à l'entrée du Village, en allant vers la Capitale aragonaise, à une vingtaine de kilomètres de celle-ci.
L’homme qui nous y accueille s’appelle Carlos Beisti .
Nous sympathisons rapidement, il est passionné et passionnant. En peu de temps, il nous décrit « la maison » dont il a la responsabilité. Il insiste sur la dominante pédagogique de cet outil au service de la connaissance et de la recherche.
Mais il sait aussi se faire discret et nous laisser parcourir les salles d’exposition à notre rythme.
L’aménagement de certaines d’entre elles a été conçu pour qu’il y ait une appropriation des connaissances de façon expérimentale et ludique par les jeunes visiteurs, et les moins jeunes d’ailleurs, vu le plaisir que nous y prenons nous-mêmes !
Une des salles qui m’a particulièrement plu, c’est celle où un énorme globe terrestre poussé par le souffle d’une colonne d’air se maintient dans l’espace.
Tout autour, des reproductions artistiques, peintures et sculptures, et des extraits de poèmes sur le Vent donnent l’importance accordée à cet élément par l’homme d’hier et d’aujourd’hui.
Par les baies vitrées de l’édifice, on voit se dresser d’imposantes silhouettes qu’un Don Quichotte ressuscité pourrait prendre pour des envahisseurs comme celui de Cervantes , en son temps, voyait des ennemis dans les moulins à vent de Castille !
Carlos Beisti a attendu que nous soyons prêts pour nous projeter, en fin de parcours, un montage audiovisuel sur le vent. Une présentation exhaustive sur l’exploitation que les hommes on en fait de l’Antiquité à nos jours et dans la mythologie.
Nous avons quitté les lieux satisfaits de nous être laissés menés ce jour là par le chant des éoliennes… au gré du vent, en quelque sorte !
Diaporama d'Ange Pérez avec ses photos et celles d'Y.S.
9月26日 Break
BREAK
Après 45 jours d’immobilisation, des seringues de « Lovenox »* dans une bouteille, cela donne quoi ?
La pige à Arman ?
L’éloge du tri sélectif ?
Une prolifération d’appellation contrôlée ?
Une improvisation épidermique ?
Un mauvais souvenir ?
??????????
* N’y aurait-il pas quand-même un peu de sadisme à l’avoir appelé « LOVE… ?
9月23日 Zaragoza......repères...
L’Exposition Internationale de Saragosse a fermé ses portes depuis la mi-septembre. Voici venu le temps de l’évaluation d'un évènement dont les retombées seront rapidement connues. Quoi qu’il en soit, il laissera trace dans l’environnement de la capitale aragonaise.
Une toile tendue en plein centre de la Ville annonce déjà l'un des futurs repères . La Basilique de la Virgen del Pilar et le Pont de pierre sur l'Ebre.
La « Tour de l’Eau » dont la structure culmine à plus de 70 m de hauteur, deviendra un repère spatial , nouveau symbole apparent , ajouté au repère prestigieux qu’est la Basilique de la « Virgen del Pilar » pour qui connaît la cinquième ville d’Espagne chevauchant l’Ebre.
Le 11 juillet dernier, sous la canicule, nous avons parcouru des kilomètres de Pavillons d’une centaine de Pays participants sur le thème de « l’Eau et du développement durable » . (voir notre reportage)
Toute la journée des hauts parleurs ont prodigué des consignes aux visiteurs : boire abondamment pour éviter la déshydratation et rechercher l’ombre pour éviter l’insolation.
Dans la soirée, les cieux se sont mis en colère : de lourds nuages sombres ont déversé leur trop plein sans aucun égard pour la programmation prévue en nocturne.
Nous avons quitté les lieux sous une terrifiante chute de grêlons nous obligeant à nous mettre à l’abri sous un pont, en plein autoroute où déjà s’allongeait une file de véhicules à l’arrêt sur la bande d’urgence
Comble d’ironie…dans l’après-midi, nous avions assisté, affublés d’un imperméable, à un montage audiovisuel dans le Pavillon de l’ « Eau Extrême ». Des sensations fortes garanties … pas « pour de vrai » cependant à entendre fuser les exclamations et les rires dans la Salle !
Mais, je vous avoue que dans notre voiture, nous n’en menions pas large ! Nos craintes étaient réelles …de voir le pont s’effondrer sur nous.
A l’évidence, ce n’est pas le manque d’eau qui pose problème mais sa répartition au sein de la planète et la manière dont elle est gérée de nos jours.
"Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse "
C’est dans une des salles d’exposition que me revint ce proverbe en y voyant une jarre qui aurait pu symboliser …comme une mise en garde sur la façon dont chacun d’entre nous utilise l’eau.
Le lendemain, nous décidions de vivre à un autre rythme pour découvrir de nouveaux aspects de Saragosse, sous la pluie !
Profitant de la moindre éclaircie, nous avons déambulé dans la ville et plus particulièrement par l’avenue de l’Indépendance qui présentait des sculptures géantes de Manolo Valdès, clins d’œil d’un artiste aux passants, avec ses bronzes, représentant des œuvres espagnoles connues, des Ménines à la Dame de Elche. ( voir l'album )
La capitale de l’Aragon avec son exposition internationale et son « art dans la rue » d’hier et d’aujourd’hui, associe sans complexe passé, présent et avenir !
©Ange
9月16日 Huesca...une rencontre
Origami japonais géant ? Panneau publicitaire...d’ « Orange » ?
Ni l’un, ni l’autre…mais l’original emblème de la ville de Huesca, dans la province la plus septentrionale d’Aragon : région de passage entre les sommets pyrénéens espagnols et les basses terres de la dépression de l’Èbre à environ 500 m au-dessus de la mer, sur un vaste coteau.
Le Monument « las Pajaritas » est situé dans le Parc Municipal Miguel Servet, grand espace naturel où se côtoient près d’une centaine d’arbres, allant des pins communs aux espèces les plus exotiques comme le ginkgo, connu au Japon depuis le XII ème siècle.
Des « cocottes » dues à l’artiste Ramón Acín, sculpteur qui naquit à Huesca en 1888
Ramón Acín fut militant anarcho-syndicaliste, dessinateur, et peintre s’intéressant à tous les courants de l’avant-garde artistique . Autodidacte, son oeuvre fut marquée par une grande simplicité, avec peu de moyens et des matériaux pauvres, il souhaitait ainsi mettre l’art à la portée de tous. Il mourut fusillé ,avec sa femme, en 1936 pendant la Guerre Civile. A noter qu’un confiseur local , la maison Soler, en a fait une pâtisserie artisanale typique : Ses "pajaritas " sont même vendues sur e-Bay …l’art et la gourmandise …sans frontières …à la portée de… toutes les bourses !!! Nous, nous lui avons préférée la spécialité de la pâtisserie Ascaso , le "pastel ruso" , une espèce de feuilleté à la crème pralinée noisettes et amandes, à s'en pourlécher les lèvres tout le long de la très fréquentée avenue "Coso Alto"!
Huesca, comme première étape programmée avant Saragosse, je ne l’avais pas choisie par hasard.
En effet, je comptais bien y rencontrer un hôtelier dont le blog m’avait plu : bien conçu et d’une parfaite présentation. Nous avions donc réservé une nuit à l’ Hôtel Sancho Abarca
Dans la soirée du 10 juillet , je faisais enfin la connaissance de son gérant Roberto Pac Sa. Nous échangeâmes, longuement, sur l’art et la poésie !
Sa femme peint et ses œuvres décorent les murs de nombreuses salles ouvertes à la clientèle. Lui, « écrivain-poète », c’est ainsi qu’il se présente, est l’auteur de nombreux ouvrages dont « El oro del silencio » , « L’or du silence », un recueil de trois cents pages de poésie avec en fin d’ouvrage trois cents épigrammes ! Une épigramme est une petite pièce de vers d'intention satirique, se terminant généralement par un trait piquant, une pointe grivoise, humoristique ou satirique . Par exemple, parmi nos auteurs français, voici deux épigrammes connues:
De Prévert : Ils sont à table
De Voltaire :
L'autre jour au fond d'un vallon, Un serpent mordit Jean Fréron Que croyez-vous qu'il arriva ? Ce fut le serpent qui creva.
Voici maintenant quelques épigrammes en espagnol de Roberto Pac Sa, qui m’offrit spontanément un exemplaire de son livre, et un de ses CD où il déclame sa poésie , accompagné par un petit orchestre de jeunes musiciens
Abrí la ventana del campo para que pusiera en marcha el girasol del tiempo * Amé la vida porque nunca conocí la muerte * Amar es dar y dar es amar por eso quiero dar para recibir amor
(avec cette dernière épigramme, les blogeurs que nous sommes se reconnaîtront , n’est-ce pas ?)
Moi qui affectionne les haïkus japonais, je n’ai pu rester insensible à l’intérêt que Roberto porte à l’épigramme. Voilà deux modes d’expression que l’on pourrait trop rapidement rapprocher . Mais, comme l'écrit Maurice Coyaud dans " Fourmis sans ombre", à propos du haïku : " j'aime cette poésie parce qu'elle a les pieds sur terre, et qu'elle se moque de tout, et pourtant le ton n'en est jamais sec "
Peut-on en dire autant de l'épigramme ?
Le mystère De la question posée C’est le mystère
( Haïku de Gilles Guilleron )
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