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October 06 Imagine..."IMAGINE"
A l'heure où le consciencieux Eric Besson s'applique à mériter son titre de ministre de l'immigration,
de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, faisant suivre de près par les
médias son nettoyage de ce qu'il nomme "la jungle" et le remplissage de "charters", à l'heure où
Yoko Ono se rappelle à nos souvenirs avec son titre "Between my head and the sky", me reviennent
les paroles de John Lennon qui semblait vouloir, après cinq années de silence,
être un homme au-delà d'une icône .
Il disait alors
"Le plus difficile, c'est de se regarder soi-même.
Il est plus facile, quand on se cache la tête dans le sable,
de hurler "révolution" ou "pouvoir au peuple" que de se regarder soi-même
pour essayer de découvrir ce qui est vrai à l'intérieur et ce qui ne l'est pas"
C'était en novembre 1980. Le 8 du mois suivant, il était assassiné.
en juin dernier, rendait honneur à sa démarche avec l'exposition interactive intitulée
"IMAGINE , la ballade pour la paix de John et Yoko"
C'est avec émotion que j'ai parcouru et photographié des salles qui leur étaient consacrées
Le public y participait de façon créative...
et j'y ai relu ce concept imaginé par l'emblématique couple en 1973 : NUTOPIA
Entre la triste réalité et l'utopie, serait-il si difficile d'imaginer un monde où l'être humain serait tout simplement reconnu ?
Ange
September 25 IntermèdeSeptember 17 SherbrookeSherbrooke
Un environnement naturel ponctué de collines et de vallons
caractérise la Ville de Sherbrooke que l’on appelle aussi la « Cité des rivières ».
Sept autres peintures murales animent ses quartiers ...
et ce « Nullepart/Ailleurs », œuvre de Michel Goulet qui incite à faire une pause devant le Lac des Nations
Excellente fin de semaine à vous et à bientôt. Ange
July 03 Québec
"On souffle sur des braises et le passé renaît " écrivait le chanteur Félix Leclerc
J'avais juste 10 ans quand je rêvais de l'Amérique du Nord !
Avant de m'endormir, je glissais sous mon lit une bande dessinée que m'avait achetée un frère de mon père, contrôleur aux "chemins de fer" du Maroc. Quand cet oncle passait chez nous , à Khouribga, je restais des heures à l'écouter me raconter ses aventures. Tout jeune, il s'était engagé dans la Marine Marchande Nationale pour découvrir le monde , comme il disait . Je l'admirais autant que le héros de ma BD : Cavelier de La Salle qui débarqua en 1667 sur l'île de Montréal, alors qu'il essayait de trouver un itinéraire pour aller en Chine ! Ces souvenirs lointains me sont revenus et je me suis interrogé sur nos destinations de voyages : s'imposeraient-elles à nous, indépendamment de notre seule volonté ? Mektoub...C'est écrit...dit-on ! Destination...destin ? Y aurait-il place entre des projets-désirs et des projets-réalités pour des projets-déjà écrits ? Où ne seraient-ce que d'heureuses conjonctions de circonstances...des coïncidences ...co-incidences ? Toujours est-il qu'il y a deux ans, nous faisions connaissance avec les parents d'un québécois, étudiant en Sciences-Po . Ils étaient venus voir leur fils à Bordeaux. "Rendez-vous chez nous" me dirent-ils en repartant. J'étais loin de me douter que notre garçon , à son tour, irait parfaire ses études d'ingénieur, du côté de chez eux ! Pourquoi avait-il choisi un département de génie civil à l'Université de Sherbrooke ? N'aurait-t-il pu choisir l'Australie ? Nous lui aurions certainement rendu visite ! Mais voilà , en juin dernier , nous étions tous les six réunis : Monique et Emilien, avec Dominique, leur fils devenu journaliste, mon amoureuse et moi, avec le nôtre qui terminera en septembre ...projetant déjà un nouveau séjour Outre-Atlantique !
La maison de nos amis québécois.
Sur la cheminée du salon de nos amis trône le portrait de Félix Leclerc, chantre local de la liberté et de l'indépendance qui a aussi écrit
" On reconnaît un pays à ce qu'il a son dictionnaire à lui "
Et si l'on reconnaissait l'amitié à ce qu'elle a ses mots à elle, pensais-je, des mots qui façonnent les êtres et donnent un sens à leurs rencontres.
En présence de ce portrait, je me suis revu étudiant moi-même...en 1957 !
J'étais "pion" au Lycée Abdelmalek-As Saadi de Kénitra ( ex-Port-Lyautey). Travaillant ainsi, je payais mes études et m'offrais quelques plaisirs ! Je venais de m'acheter " Le petit bonheur" une partition de ce chanteur canadien dont j'apprenais les textes, m'accompagnant à la guitare. Avant de rentrer au bahut, je m'arrêtais dans un bistroquet tenu par des américains. J'y mangeais des espèces de crêpes qui s'imbibaient et gonflaient à vue d'oeil lorsqu'on les arrosait d'un liquide marron ! Aurais-je pu imaginer que plus d'un demi-siècle après, Je retrouverais, au Québec, des "pancakes" au sirop d'érable ?
Dominique se libérant de ses activités, nous fit visiter la Ville et ses alentours. Ah la "vieille capitale", quel charme, même sous un ciel gris et pluvieux ! Nous avons beaucoup marché, des remparts de la Citadelle à la Basse-Ville par la Promenade des Gouverneurs jusqu'aux quais du Vieux-Port. Puis, en voiture, nous avons pris la direction de l'Ile d'Orléans. Après une halte au pied de la Chute-Montmorency, nous sommes rentrés dans l'une des dernières " cabanes à sucre " ouverte encore en cette période de l'année. Au retour, notre jeune ami a tenu à nous emmener chez son grand-père, actuellement en maison de repos. Il a 95 ans. Il nous a montré "l'atelier" qu'il espère restaurer un jour pour le transformer en un espace d'accueil et d'animation d'échanges culturels. Quant à moi, je n'ai pu m'empêcher de photographier l'original fauteuil aux accoudoirs sculptés en têtes de chiens qui semblaient attendre le retour de leur maître !
A suivre...
Je vous présenterai notre périple canadien sous la forme d'un album de photos par ville. Après Québec , viendront Sherbrooke , Montréal, Ottawa, Toronto, et les Chutes du Niagara.
Excellente fin de semaine !
August 21 Justo Gallego
Justo Gallego Martínez
« Aujourd’hui, visite surprise !» s’exclame ma femme.
Je sens dans son regard qu’elle est sûre de son coup….
« Où allons-nous? » demandai-je.
« Tu le sauras sur place…» répond-elle, l’air mystérieux.
Elle prend le volant. Cela fait un peu plus d’une demi-heure que nous roulons depuis Tres Cantos vers l’est de Madrid. Nous entrons à Mejorada del Campo et notre GPS nous précise que nous sommes arrivés à destination.
Heureusement qu’elle ne m’avait pas bandé les yeux : éberlué, la vitre de la portière baissée, je découvre un édifice surprenant … comme une cathédrale multicolore en construction. « J’ai trouvé l’info dans le « Routard », c’est l’oeuvre d’un homme original: Justo Gallego… un peu le Facteur Cheval du coin » me dit-elle en souriant. Nous sortons de la voiture. Il est deux heures de l’après-midi, le soleil frappe et me gêne même pour prendre certaines photos.
Je m’attarde sur les marches peintes en jaune qui conduisent à cette incroyable architecture. Leurs rebords arrondis laissent entrevoir leur structure par endroit : ce sont des boudins de longs ressorts bourrés de ciment. Les dernières marches donnent sur un parvis devant des grilles bleutées derrière lesquelles s’élève un amoncellement de gravats. Ma femme fait le tour de l’enceinte et me crie « On peut entrer par là ! »
Je la rejoins. Je n’en crois pas mes yeux…Je suis excité comme un môme, je ne sais plus où donner de la tête. C’est fantastique et gigantesque à la fois…Je voudrais tout photographier.
A l’entrée un homme au visage fermé, chapeau de paille sur la tête, semble garder un coffret du même bleu que celui des grilles de l’entrée. En face de moi, assis autour d’une table des ouvriers, sans doute, mangent et discutent. Plus loin, dans ce qui pourrait être une nef, une voiture stationne à proximité d’un échafaudage érigé sous une coupole dont l’armature peinte aussi en bleu s’ouvre sur le ciel. Le même bleu recouvre tout ce qui est en ferraille, certainement de l’antirouille.
A ce moment là, malgré l’envie de continuer à découvrir le chantier qui s’offre à ma vue, c’est un désir plus fort qui me pousse vers la table : je me présente et demande m’adressant au groupe si je peux le photographier. L’un des hommes, le plus âgé, acquiesce de la tête, il porte un bonnet rouge sur la tête. A ses pieds, il vient de poser une assiette creuse où nagent quelques poids chiches, certainement son repas. Un autre se lève et vide une poche entière de cacahuètes dans une corbeille en osier.
« Servez-vous, monsieur, et portez-en à la dame » me dit-il
C’est l’hospitalité espagnole…le courant passe.
Je m’enhardis et demande: « Qui dirige ces travaux ?»
« C’est moi » dit l’homme au bonnet rouge, me dévisageant avec insistance.
« Vous êtes Justo Gallego, n’est-ce pas ? » Quelle question, pensais-je, en moi-même.
Les yeux de cet homme en blouse bleue brillent d’un tel feu intérieur qu’il ne peut y avoir de doute.
Son regard porte sa passion..
Emu, je ne sais comment lui dire ce que je ressens à cet instant et bêtement j’ajoute : " c’est inimaginable ce que vous entreprenez là !"
« Cela fait 45 ans que je construis mon rêve et j’ai 83 ans ! » dit-il, la voix cassée.
Nos regards se croisent à nouveau. Il est peu causant mais ses yeux me parlent.
Puis, il s’éloigne pour se remettre à l’ouvrage. Je le vois réapparaître traversant en quelques secondes les hauteurs de sa cathédrale comme un fantôme qui hanterait ces lieux, à moins que ce ne soient ces lieux qui finalement le hanteraient depuis tant années !
Il semble être partout à la fois. Avec mon appareil photo, je le surprends en arrêt et pensif au pied d'un squelette de coupole, puis presque instantanément, à gauche, donnant des ordres, guidant de sa main la montée d’un sac de plâtre accroché à une corde à poulie, tirée depuis le bas .
Il y a un autre homme en blouse bleue qui reprend son activité
C’est Angel Lopes Sanchez, « l’artiste » comme vient de l’appeler Juan Antonio, un cousin de passage avec qui je vais très vite sympathiser.
Cela fait une quinzaine d'années qu'il travaille avec Justo. Angel se charge non seulement de la partie décorative de la cathédrale, vitraux et sculptures, mais aussi des structures en fer forgé, leur réalisation et leur entretien. Je vous assure qu’il a de quoi faire !
Il nous montre ce qu’il a déjà fait et ce qui est en cours, notamment ci-dessus ce fond baptismal au pied en forme de poisson. Il parachève ainsi, jour après jour, l’œuvre du génial visionnaire Justo, en utilisant comme lui des moyens de fortune et des matériaux recyclés.
« Et les fresques de qui sont-elles ? » lui demande ma femme « Ce sont des élèves des Beaux-Arts qui les ont peintes » nous répond, Angel.
J’ai le champ libre et comme Justo m’a accordé la faveur de me déplacer du bas au sommet de son ensemble architectural , Angel demande à son cousin de m’accompagner et de m’ouvrir la porte menant « sur les toits » , habituellement interdite au public.
Je jubile ! Je grimpe sans casque sur la tête. Ma femme qui vient de me prendre en photo me conjure d’être prudent.
Indépendamment de toute conviction religieuse, pour la sécurité, je m’en remettrai au maître des lieux ! Ce sera donc « à la grâce de Dieu » selon la formule consacrée !
Du haut de mon perchoir, je vois le dessus du coffret bleu auprès duquel se tenait l’homme au visage fermé. Par une fente que je découvre de dessus, ma femme vient de glisser un billet. Le visage de l’homme se déride et sourit …Notre modeste don vient grossir le contenu de leur seule source de revenus.
« Longue vie à vous deux, Justo et Angel, merci à vous tous qui les accompagnez, embarqués dans ce projet désir au-dessus duquel aurait pu flotter un étendard portant l’inscription : « La vie est un songe » ( la vida es sueño) , de Pedro Calderon dont les vers qui suivent donnent à réfléchir sur la condition humaine.
Qu’est-ce que la vie ? Un délire. Qu’est donc la vie ? Une illusion, Une ombre, une fiction ; Le plus grand bien est peu de chose, Car toute la vie n’est qu’un songe, Et les songes rien que des songes .
©Ange Pérez
.Eté 2008.
Deux albums présentent une grande partie de nos photos.
Cliquer ci-dessous pour ouvrir l'un ou l'autre d'entre eux.
Merci
August 17 Hospital Universitario de Madrid...Voilà un endroit que nous avons découvert au pied levé !
Un dimanche à l'hôpital, c'est rarement le pied mais y arriver en urgence en fin de journée,
c'est faire tirer une gueule de trois pieds de long à tout médecin de service ce jour là !
Cependant, c'est au pied de guerre qu'une équipe médicale a pris en main mon amoureuse
accidentée, souffrant le martyr , secouée tout au long d'un trajet la menant de Tres Cantos
au nord de Madrid, dans un véhicule de la " Cruz Roja", sans le moindre équipement adéquat
pour la soulager alors qu'elle avait le pied déformé comme celui d'un pied-bot.
Quelques heures auparavant, nous avions les pieds dans l'eau au bord d'une piscine car il avait
fait très chaud, plus de 35° à l'ombre et que nous avions traîné nos pieds toute la matinée dans
le très populaire et cosmopolite quartier madrilène de " Lavapiés " ( Lave pieds )
Une heure du matin, je fais le pied de grue depuis longtemps à attendre que ma femme revienne
de la salle d'opération. Elle en sort la jambe gauche plâtrée jusqu'en dessous de genou, chairs
armées de broches suite à une double fracture du péroné et du tibia au niveau de la cheville.
Ah ! je peux vous assurer que dorénavant l'expression " regarder où l'on met les pieds " a pris
un véritable sens pour nous ! Nos vacances se sont terminées pour ainsi dire d'un mauvais pied :
rapatriement en avion pour elle, et retour en voiture, pied au plancher, pour moi !
Depuis, je suis à pied d'oeuvre du lever au coucher du soleil et une bonne partie de la nuit.
Quant à mon amoureuse, elle se déplace à cloche-pied à l'aide d'un déambulateur. Sera-t-elle
bientôt sur pied ? Si nous prenons au pied de la lettre ce que nous disent certains, ce n'est pas
demain la veille qu'elle marchera bon pied, bon oeil. Elle qui se levait rarement du pied gauche,
partant à son travail toujours d'un pied léger !
J'ai beau faire des pieds et des mains pour lui faciliter ses efforts à vouloir mettre un pied
devant l'autre , elle finit par se fatiguer et ne plus tenir sur ses pieds s'écroulant dans un
fauteuil après quelques tentatives , mais elle ne perd pas pied pour autant. Avec la volonté qui la
caractérise, elle fait son pied de nez aux défaitistes, elle parle déjà de rééducation avant même
d'avoir subi le second examen de contrôle prévu en début de semaine prochaine.
Elle garde le sourire ( comme son pouce d'ailleurs !) et m'encourage à reprendre contact avec
vous, chers amis, car nous avons de nombreuses photos à vous offrir.
"Sur d'autres chemins", ce dernier mois de juillet, nous nous sommes aussi liés d'amitié avec des
personnes passionnantes et créatives que je vous présenterai bientôt!
En fin de compte, nous avons vécu un voyage au cours duquel
nous avons quand-même pris notre pied !
En pied de page , j'ajouterai nos remerciements à nos amis espagnols : Carmen, Javier, Vitoria,
les Fernando, père et fils, les Mariajose, mère et fille. Merci aussi à Lourdes et Tonio qui nous
avaient prêté leur maison et qui d'Alméria où ils étaient en vacances, elle infirmière, lui médecin
nous ont , en permanence, par téléphone, soutenus et prodigués des conseils, intervenant même
directement auprès de l'équipe médicale de l'hôpital assurant les urgences !
Enfin pour la petite histoire, nous avons quand-même fêté mon anniversaire le 30 juillet, il est vrai
plus sagement que les années précédentes. Pas question de sauter à pieds joints ou d'un pied sur
l'autre, nous ne savions plus sur quel pied danser de crainte de ne pas retomber sur nos pieds.
Une fête " petit-pied" en quelque sorte !
Mais dites-moi, ne deviendrais-je fétichiste ou obsessionnel du pied ?
Allez , il vaudrait mieux encore cela que de partir les pieds devant !
Ange
August 28 Los "pueblos blancos"On les appelle les "villages blancs"
"Arcos de la Frontera" avec sa consonance gitane et ses maisons perchées sur les hauteurs annonce la couleur, nous ouvrant la route des villages blancs.
La "ruta" disent les Andalous !
Nous pénétrons progressivement au creux de sites sauvages et montagneux.
Au fil de notre périple comme des écrins présentant leurs bijoux, d'impressionnants paysages offrent à notre vue leurs villages aux murs blanchis à la chaux. Un pratique picturale qui remonterait au moyen âge , la chaux faisant alors office de désinfectant en période d'épidémie ! A moins que ce ne soit une manière toute simple d'isoler les maisons de la chaleur ...Attachants villages dont les habitants ajoutent parfois une note originale à leur ingéniosité...
... ainsi à Torre Alhaquime, sous la provocante injonction d'un "bandolero" célèbre, des habitants ont suspendu leurs poubelles ...pour les soustraire peut-être ... à la voracité de chiens errants . "J'ai préféré d'ailleurs les photographier d'en haut !!!"
Ubrique, Benaocaz, Villaluenga del Rosario, Grazalema, Ronda, Setenil de las Bodegas, Olvera,Torre Alhaquime, Algodonales, Zahara de la Sierra...autant de noms évocateurs de ces " pueblos blancos" d'origine mauresque s'égrénant sur notre trajet comme les perles d'un "komboloï" géant . Pour les photos...voir les albums ! Par 47° aux premiers jours d'août , parcourir les labyrinthes de leurs étroites ruelles escarpées pour atteindre l'imposante église ou le château-forteresse juchés au plus haut point des villages relève du challenge . Mais quel plaisir alors de savourer une rafraîchissante "caña " ou de prendre le temps de faire le plongeon dans l'eau d'un bassin aménagé en plein "Embalse" de Zahara , au pied de l'arborée Sierra !
Je manquerais à l'intégrité du bref récit de cette traversée d'Ouest en Est d'une Andalousie terre de mes racines si je ne précisais que pour moi l'essentiel reste avant tout son hospitalité . Celle que nous ont offerte tous ceux , anciens et jeunes, toujours prêts à nous ouvrir leur porte et leur coeur donnant un sens au mot amitié .
Merci Asun, Juan, Pepe, Doli, Pepito, Eva, Jose, Cristobal, Montce, Encarnacion, Francisco, Henar, Antonio, Rafael, Angela ...et tous ces " nenes " (petits) , parfois bruyants mais toujours présents : Juanito, Carmencita, Marisol, Carmen, Maria, Cristobal ( le fils !) . Je n'oublierai pas enfin nos amis madrilènes chez qui nous faisons chaque fois une halte à mi-chemin de nos voyages vers le Sud de l'Espagne : Tonio, Lourdes et leurs enfants (Irene, Alejandro, Pedro) que nous retrouvons régulièrement autour d'une table . Après avoir dégusté un "gaspacho" nos doigts s'aventurent , au gré de notre gourmandise, à "piquer" ces incomparables tapas qui font bien souvent la renommée de petits bars typiques et toujours bondés . Pour ces agapes leurs proches se joignent à nous : les deux Mariajose (mère et fille ), les deux Fernando ( père et fils ...il est courant chez les espagnols d'appeler un enfant du même prénom que celui d'un des parents) et Vitoria. Je considère celle-ci comme ma seconde soeur. De huit ans mon aînée, elle fut recueillie par mes parents durant la tragique guerre d'Espagne alors que j'avais deux ans ! Un lien qui tient depuis 68 ans et que nous fêtons ensemble chaque année !
Ange juillet 2007
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